1er PRIX : RENAN DE OLIVEIRA RIBEIRO – SP
Prix : Voyage thématique en France au mois de juillet 2012.

Si loin, si proche

« Nous qui feignons de croire que tout cela est d’un seul temps et d’un seul pays, et qui ne pensons pas à regarder autour de nous, et qui n’entendons pas qu’on crie sans fin » : ainsi se termine le film à la fois le plus beau et le plus choquant d’Alain Resnais, sorti en 1995. Rappeler cet oeuvre d’environ 30 minutes consacrées à l’explication des caractères propres aux camps de concentration lors de la Seconde Guerre Mondiale est indubitablement essentiel dans tout débat relatif à l’évolution de la protection des droits de l’homme. Comment expliquer le silence de millions de personnes lors de leur transport vers la chambre à gaz ? Pourquoi nous n’avons pas été capables d’empêcher la barbarie?

Plus de soixante ans après la fin de la période nazie – le premier grand défi contemporain des droits naturel – on n’est pas encore en mesure de répondre pleinement à ces questions. De même, nous ne sommes pas encore prêts à annoncer avec fierté que toutes les violations de la dignité humaine sont restées en arrière.

C’est à partir de la fin du XXe siècle que l’on constate, face aux crimes commis dans les années de guerre, un penchant vers une extraordinaire prolifération de chartes internationales de protection à l’échelle de l’histoire de l’humanité, y compris la Déclaration de 1948, la concrétisation d’un songe de René Cassin.

Néanmoins, au début du XXIe siècle, malgré la protection confiée à cet ordre, des violations restent une réalité dans le monde entier. Actuellement, ce qui est frappant c’est l’impuissance de la communauté internationale vis-à-vis du cauchemar chez les peuples arabes, notamment les syriens. D’où la constatation que l’on n’est pas si loin d’Auschwitz en termes d’outrage à la dignité humaine. Autrement dit, la pratique des États ne permet aucun optimisme.

Il a fallu la perte de millions d’âmes pour que la nécessité de protéger l’homme s’impose. Le défi du XXIe siècle est de ne jamais reculer.

2e PRIX : MANOELA DOS SANTOS BONALDO – Florianópolis – SC
Prix : Bon d’achat de 250 reais à la Librairie Française.

Contrastes de gens.

D’où je viens, il y a les gens qui meurent de faim et les gens qui meurent pour beaucoup manger. Il y a les gens qui tuent à cause de la religion et le gens qui meurent à cause de la couleur de la peau. D’où je viens, il y a le gens qui utilisent les drogues et le gens qui font leur transports. Il y a les gens de l’âme extrêmement riche et de l’âme extrêmement pauvre. Il y a les esclaves de la mode et les gens qui meurent de froid. Il y a les gens qui gaspillent beaucoup d´eau et les gens qui meurent de soif. D´où je viens il y a les gens qui ne peuvent pas avoir un songe. Il y a les gens qui ont un penchant à faire le mal et que nous ne pouvons pas confier. Là d´où je viens, les  politiciens  volent les pauvres et les riches et il est si naturel qui semble qu’ils ne sont pas coupables. Il y a la police qui s’allie avec des méchants. Et il y a la police qui nous sauve.  Il y a de gens qui sont habitués à la violence qu´est montré dans la télévision mais qui pensent que c´est un absurde le fait du collègue du travail être homosexuel.  D’où je viens parfois le plus important c’est mon argent et non mon caractère.  D’où je viens il y a une histoire où les gens  qui mouraient parce qu’il était juif. Ou noir, ou japonais. Ou simplement parce qu’il pensait autrement. Et chez où je viens, nous avons créé une liste de droits de l´homme qui dit  que nous sommes tous libres et égaux.  Mais après avoir connu le lieu d’où je viens…  Nous voyons que ces droits ne sont pas respectés. Quelque jour ce lieu peut être réparé ? Pour ça c´est précis diminuer ces contrastes et ainsi les droits  peuvent sortir d`ici… Du papier.

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